Les autorités fédérales de la Confédération suisse Administration fédérale

Département de l'Environnement, des Transports, de l'Energie et de la Communication

Office fédéral des routes OFROU

Chef de projet Vennes-Chexbres

Travaux 2022

 

  

Qu’est-il prévu sur le secteur Vennes-Chexbres en 2022 ?

Nous allons travailler sur deux fronts. Le premier est le secteur Chexbres- Puidoux. Après avoir assaini la chaussée la montagne nous allons assainir la chaussée Lac. En quelque sorte nous allons faire un copier-coller de ce que nous avons fait l’année passée.C’est année, ce sont également les derniers travaux de la jonction de Chexbres. Une fois les travaux terminés, la jonction aura été entièrement remplacée.

 

Quelle sera l’incidence des travaux sur le trafic ?

Une gestion de trafic identique à l’année passée sera mise en place. De nuit, le trafic se fera sur la chaussée montage en bidirectionnel. Durant le jour, la circulation sur deux fois deux voies est garantie.

 

Des nouveautés sont-elles prévues sur le secteur ?

Nous allons mettre en place un système d’Harmonisation des vitesses et d’avertissement de danger (HV-AD) pour permettre de fluidifier le trafic sur le secteur qui est fortement achalandé.

 

Quel est le budget des travaux 2022 ?

Cette année, l’Office Fédéral des routes va investir CHF 35 mios, soit CHF 25 mios pour le secteur Chexbres-Puidoux, et CHF 10 mios pour le système HV-AD.

 

Du nouveau d’un point de vue environnemental ?

Sur le secteur de Flonzaley, la biodiversité est très importante. On y trouve une grande population de vipères aspic qui est une espèce protégée. Afin de la préserver et effectuer les travaux, elles avaient été capturées. Cette année, les travaux étant terminés, une fois que la végétation aura repris ses droits, les vipères seront réintroduites dans leur environnement naturel.

 

Que se passe-t-il sur la route intercommunale ?

Dans le cadre des travaux autoroutiers, nous devons également assainir les murs de soutènement. Compte tenu du gabarit de la route et afin de garantir la sécurité des usagers et des ouvriers, nous avons été contraints de fermer la route à la circulation.

  

Traitement des eaux de chantier 

 

 

Dans la commune de Bourg-en-Lavaux, sous le pont de la Cornallaz, se trouve une des nombreuses installations de traitements des eaux de chantier. Frédéric Rondeau, chef de projet Vennes-Chexbres, nous explique son fonctionnement. 

 

D'où proviennent les eaux traitées ?

Les eaux proviennent de deux sources principales. La première est l'eau de pluie souillée par les gravas ou les poussières des travaux. La deuxième est l’eau utilisée lors des travaux de bétonnage qui produisent une eau très alcaline, dont le taux doit être réduit avant sa réintroduction dans le milieu naturel.

 

La zone Bourg-en-Lavaux a-t-elle une particularité ?

Nous nous trouvons dans une zone S2, une zone dont le sous-sol est riche en eaux de source. La commune de Bourg-en-Lavaux est alimentée par cette source. Il est donc essentiel de la protéger lors de nos travaux.

 

Comment l’eau est-elle traitée ?

Le traitement de l’eau se fait en trois étapes. La première: l’eau arrive dans une première benne, où elle est ralentie afin que les sédiments puissent descendre au fond du bac. L’eau passe ensuite dans un deuxième bac pour qu’une nouvelle fois les sédiments puissent se déposer au fond. En plus de ça, on injecte du CO2 qui permet de faire une réaction chimique qui permet à son tour de réduire l’alcalinité de l’eau. Troisième étape: l’eau passe dans un filtre à sable pour éliminer les dernières particules fines avant son rejet dans le milieu naturel.

 

Est-ce difficile de mettre en place un système comme celui-ci ?

Le système est classique. Nous le faisons sur tous les chantiers. La difficulté se trouve dans la mise en place du système de récupération de l’eau sur la zone de chantier et dans le fait de l’acheminer de la meilleure façon possible vers ce système de traitement.

 

L’eau est-elle contrôlée avant d’être injectée dans le réseau ?

En plus de tout ce que nous faisons pour le traitement de l’eau, l’OFROU a l’obligation de la contrôler. Nous avons différentes sondes qui permettent de mesurer la turbidité et la qualité de l’eau en temps réel et d’intervenir rapidement. En cas de pollution, l’alimentation de la commune peut être coupée rapidement et basculer sur une autre source d’approvisionnement d’eau potable, le temps de trouver la source du problème. 

  

Bilan 2021

 

 

Quels ont été les principaux défis de cette année ?

Le principal défi de cette année, c’est la démolition de la demi-jonction de Chexbres que nous avons effectué en mars et que nous sommes entrain de reconstruire pour la remettre sous-trafic à la mi-novembre. Nous allons observer une pause hivernale. Puis, nous allons remettre le trafic chaussée montagne et nous recommencerons les travaux début avril pour la chaussée Lac. 
Cette année, nous avons également dû faire face à une météo très pluvieuse, surtout en juillet. Nous avons pris du retard. Nous avons donc dû doubler les équipes en cette fin d’année pour le combler. 

 

Quels sont les coûts des travaux réalisés cette année ?

Pour la totalité du tronçon de la jonction de Chexbres, jusqu’au Rio d’Enfer nous avons investi 30 millions de francs. 

 

En quoi consistent les prochaines étapes des travaux ?

Cet hiver, même si on marque l’arrêt des travaux sur l’axe principal, nous n’arrêtons pas totalement les travaux. Nous devons travailler sur deux axes. Le premier est le pont provisoire de la Jonction de Chexbres pour entrer direction Valais. Ce pont doit être démonté pour ensuite être installé de l’autre côté pour faire l’opération inverse l’année prochaine. Nous devons également intervenir sur la route intercommunale.

 

Que se passe-t-il sur la route intercommunale de Puidoux ?

Cette route fera l’objet de travaux de renforcement et d’assainissement des mûrs. Pour cela, la route sera fermée au trafic de novembre jusqu’à juin 2022.

 

 

 

Déconsruction du pont de la Jonction de Chexbres - Avril 2021

 

  

Opération coup de poing

Dans le cadre de l'assainissement du tronçon Vennes-Chexbres, c'est la première fois que l'on exécute une opération d'une telle ampleur. La fenêtre de tir est relativement serrée pour une opération de ce type parce que l'on doit exécuter l'entièreté de l'opération sur un seul week-end.

 

Une préparation minutieuse

L'opération a débuté l'année passée avec des travaux préparatoires. Dans le cadre de ces travaux préparatoires, il a fallu construire un pont provisoire pour permettre de garantir la pleine fonction de la jonction et garantir en tout temps la circulation en 2 fois 2 voies.

 

Un défi de taille

Déconstruire un ouvrage sous trafic n'est jamais une chose très aisée. Les enjeux de cette étape sont de démolir la jonction tout en maintenant la circulation dans le deux sens et bien sûr de garantir la sécurité des ouvriers qui travaillent sur le site.

 

 

 

Premier bilan

 

 

Quel a été l’impact de la pandémie sur la planification ?

L’impact de la Covid-19 a été un arrêt de chantier de 6 semaines qu’il a fallu replanifier. Pour ce faire, nous avons principalement combiné des travaux qui n’étaient pas censés se dérouler simultanément. Grâce à cette coordination complexe, aujourd’hui le chantier a retrouvé son planning initial avec un aboutissement prévu fin novembre.

 

Comment s’annonce la fin des travaux préparatoires 2020 ?

De juin jusqu’à la fin de l’année, nous entrons dans une phase complexe des travaux, qui implique une soixantaine d’ouvriers et une trentaine de machines. Nous allons assainir les ouvrages d’art, faire des passages de déviation, remplacer la canalisation et installer des nouveaux portiques pour la signalisation future.

 

Quels sont les travaux prévus en 2021 ?

De jour, nous allons principalement travailler sur le tronçon autoroutier de la voie de droite chaussée montagne. Nous allons assainir les murs de soutènement et les ouvrages, remplacer les canalisations et les batteries de tubes, puis mettre en conformité les systèmes de retenue. Dans le cadre des travaux de nuit, il est prévu d’assainir le tunnel de Flonzaley, trop large pour être assaini de jour.

 

 

 

Un assainissement complet

 

 

Quels sont les travaux prévus ?

L’assainissement sera complet, il concernera donc les infrastructures, les ouvrages d’art, le système de sécurité, la signalisation, l’évacuation des eaux de chaussée, les équipements électromécaniques tout comme les locaux techniques.

 

Que va-t-il se passer en 2020 ?

Dans une première phase, nous allons nous concentrer sur des travaux préparatoires qui permettront de garantir la fluidité du trafic en phase de chantier. Dans la deuxième partie de l’année, nous allons aborder les travaux principaux avec l’assainissement du passage supérieur du Frût et le remplacement de la jonction de Chexbres.

 

Que faut-il attendre de ces premières interventions ?

Premièrement, la mise en place des installations de chantier et des pistes provisoires pour l’ensemble des ouvriers et machines de chantier. Deuxièmement, une gestion de trafic efficace pour toute la durée des travaux, avec 2 voies dans chaque direction à une vitesse de 80 km/h.